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lundi 24 mars 2014

Le Cabaret Électrique du Cirque Électrique


Ou


Un Spectacle avec un S majuscule (mais bon c’est vu et revu, dommage car c’est efficace)


Ou

Comment j’ai eu envie de virevolter dans les airs pendue à des rideaux sans fenêtres (et d’en faire mon activité principale)


Samedi soir, je me suis rendue au Cirque Électrique à la Porte des Lilas. Presque les yeux bandés, j’étais vierge de toutes informations concernant ce qui allait m’être donné de voir, ou de vivre. J’en avais vaguement entendu parler un jour. Quelqu’un m’avait dit « Tu devrais y aller, il y a de jolies performances ». Mais le mot « cirque » me bloquait certainement un peu. Et le mot « électrique » me faisait peut-être penser que je devais connaître quelqu’un pour pénétrer cet univers. Bref, c’est ce qui s’est passé ce week-end, on m’a littéralement pris par la main pour aller voir la dernière du spectacle nommé « le Cabaret Électrique ».

Non loin du métro, le Cirque se dresse, lumineux et imposant. Vous avec déjà dû passer devant une dizaine de fois en prenant le périph' mais il faut avoir l’intention d’y aller pour le remarquer. Comme un tour de magie.

lundi 17 mars 2014

Katapult - First but not least

Tout a commencé à Pigalle. J'attache mon vélo face au bar qui s'appelle La Fourmi. Je lève les yeux sur la Cigale et je comprends pourquoi le bar s'appelle La Fourmi. Bon point Marie.
Quelques verres et nouveaux amis plus tard, il est l'heure d'aller voir cette non-fameuse soirée "Speakeasy". Rien n'était indiqué mais le lieu a changé au dernier moment. Enfin comme je ne savais pas où c'était, ça ne change rien. Arrivés là-bas. Ils nous titillent, qui est sur liste qui a une place qui êtes-vous. Compliqué. Tout ça pour se retrouver dans une salle vide. Une belle salle en revanche. Un atelier d'artistes, petite terrasse et duplex. Le Dj ne sait pas jouer mais l'ambiance est bonne. Les gens finissent par arriver mais ils sont tous coincés.

lundi 10 mars 2014

75021 – La Teuf avec un T majuscule


Waouh. C’était ma première. Et de loin, mon plus beau souvenir teufiste depuis la Fête Otto10.

La 75021 prend place au 6b, à Saint-Denis, "lieu de création et de diffusion" géant logé dans un immeuble surdimensionné en béton. La 75021 se dit arrondissement éphémère, si seulement il pouvait ne pas l’être !

via

jeudi 30 janvier 2014

Ice FM : ravitaillement de bonne musique


Consommer de la musique à l’heure du web. Ça aurait pu être un titre qui-veut-dire-quelque-chose-mais-qui-est-super-chiant.

Il y a les « diggers », qui fouinent sans relâche les entraves du web, les boutiques de vinyles et les discothèques de leur grand-mère pour trouver la perle rare –qu’ils ne partagent pas toujours. Et ce, même si ce n’est pas leur métier. J’admire beaucoup ces gens. Je pense qu’il y a quelque chose d’inné. C’est comme être capable de faire les boutiques de fripe de manière optimisée par le « savoir-fouiller ».
Puis il y a la catégorie de personnes qui aime vraiment écouter de la musique mais qui ne connaît rien aux labels, aux artistes et aux actualités, le genre de pote qui te dit « tu sais le son là ? ». Cet ami-là n’a jamais de nouveaux morceaux à vous faire écouter mais il adore que vous lui en fassiez découvrir, il le mettra dans son onglet « favoris » et le sortira en boucle pendant 3 mois aux prochains apéros, jusqu’à ce que vous reveniez chez lui.

vendredi 8 novembre 2013

Faut-il être heureux ou malheureux pour créer ?


Un jour, le futur Maire de la Nuit nous a posé une question judicieuse : « pour écrire, faut-il aimer ou haïr ? » Comprenez « pour être inspiré », car cela fonctionne avec toute autre forme de création. Je me suis plu à y réfléchir et suis tombée d’accord sur la haine. C’est un peu brutal comme mot alors j’aimerais tempérer et élargir cette problématique en disant : « pour créer, faut-il être heureux ou malheureux ? ». Je choisis donc le malheur.
Je pense qu’il y a une nuance à souligner : lorsque nous sommes heureux, l’envie de création est forte et l’inspiration suit, en général. Mais lorsque l’on est malheureux, c’est plutôt dans l’autre sens, c’est à dire que l’on a bien souvent envie de ne rien faire et pourtant, notre génie et poésie sont fréquemment à leur paroxysme.

lundi 4 novembre 2013

La Fête avec un F majuscule

La Toussaint donc. Tous les ans, je fais la même blague autour de la fête des saints. En 2010, j’ai du appeler un album photo comme ça, en 2011, ce fût mon statut gueule de bois, en 2012, je devais le hurler partout dans la soirée à coups de grands clins d’œil, en 2013, j’ai décidé d’arrêter, même si l’envie de nommer mon article ainsi était forte. Cette redondance de mauvais humour signifie bien une chose : à la Toussaint, c’est toujours la teuf.
Et quelle teuf cette année ! Plus qu’une teuf, une FÊTE ! Avec que des majuscules oui !

Cette appellation de FÊTE, tristement oubliée et souvent bafouée, je l’attribue à la journée/soirée OTTO10, qui a eu lieu vendredi dernier à Bobigny. Poétique, amusant et décalé, leur positionnement éditorial annonce déjà la couleur, leur punchline : « la nuit, ça commence à midi », suivi de l’after au Glazart : « l’after, ça commence à minuit ».

mercredi 30 octobre 2013

Comment avoir des hallus sans prendre de drogue ?


La première des techniques citées avait été écrite il y a quelques semaines déjà. Et aujourd’hui, en lisant le très sérieux article du HuffPost, l’envie m’est venue de clore ce sujet, un peu moins au sérieux. Même si toutes les techniques sont approuvées et véridiques ! L’une des « meilleures » hallucinations sans substances illicites que j’ai vécu reste quand même la paralysie du sommeil, que je ne souhaite à personne. Il s’agit du pire des cauchemars que vous pouvez faire. Wikipédia explique très bien comment ça se passe ici. Les techniques ci-dessous, elles, peuvent être provoquées volontairement. Bon trip à tous, et n'oubliez pas d'écouter votre corps, sinon ça marche pas !

mardi 22 octobre 2013

Tulipes et techno – Vol. 2

Début des aventures ici.


Après avoir frôlé l’orgasme en entendant Crispy Bacon pour la première fois de ma vie en club au Trouw, j’étais perplexe quant à l’additionnel plaisir qui m’attendait aux deux soirées d’après. 

"I'm proud of it"


J’avais donc déjà appris comment danser le hollandais. Ça ressemble un peu à l’allemand mais avec du look en plus. C’est à dire que le protagoniste danseur effectue des mouvements méthodiques, usant de tous ses bras et de toutes ses jambes, de façon très ordonnée, sur place, rappelant une sorte de Culbuto, mais en carré (Culbuto c’est dans Oui-Oui). Voilà pour la base.

lundi 21 octobre 2013

Tulipes et techno – Vol. 1


Il est 23h, nous venons d’essuyer 500 km et 7h de route droite mais bouchonnée et nous avons déjà loupé 1 heure de la soirée Innervisions au Trouw à Amsterdam. Voilà, le contexte est posé, les RTT l’étaient aussi pour l’occasion. Du 16 au 21 octobre, le Amsterdam Dance Event prenait place partout où il pouvait dans la capitale de la tulipe.
Plus qu’un simple festival ou événement festif banal, il s’agissait là d’une conférence mondiale, agrémentée de soirées folles bien entendu, mais aussi (surtout ?) de modules destinés aux professionnels du secteur. Bref.

Le jeudi, notre dévolu s’était tout naturellement jeté sur l’un des clubs les plus célèbres du coin : le Trouw, qui recevait Âme, Dixon, Konstantin Sibold, Ten Walls et leurs copains.

À peine arrivés dans notre appartement-vue-sur-lac-mais-en-banlieue-mais-cool, nous filons à l’est de la ville pour pénétrer le temple hollandais de la musique électronique.

Dans la queue, locaux uniquement, ça fait du bien, longue mais fluide, ça avance. Le bâtiment ne donne certainement pas envie, vu de l’extérieur. On dirait un centre commercial des années 80, avec des néons oranges immondes représentant des demi-flèches pointant l’entrée du club. Finalement, il s’avère que c’est comme un fruit de la passion. Donc moche de dehors et délicieux à l’intérieur.

jeudi 26 septembre 2013

6 publicités à émotion ajoutée

La pub, on lui crache dessus (moi la première), on la maltraite, la dénigre, la recale au rang de bête/inutile/ratée/indécente et pourtant, parfois, elle nous émeut quand même.
J'ai retrouvé 6 spots qui me redonnent envie de travailler pour elle. Musique bien trouvée, images chocs ou belles, histoire racontée, ficelles de l'émotion ultra tirées. Un peu faciles souvent mais qui ne me laissent pas de marbre.


1. Puma

Le sport, l'amour, l'espoir



Musique : Gnarls Barkley - I'm Goin' On

mardi 17 septembre 2013

Torrent


J’écoute La Femme, c’est quand même vachement bien. Enfin je n’aime pas tout mais Sur La Planche 2013 c’est ma préférée. Ça donne vraiment envie d’avoir des sensations.


Je parle souvent de « torrent » avec Cupichon. Ce morceau comble parfaitement le besoin de torrent. Le torrent, selon nous, peut être bon ou mauvais et dans tous les cas, il fait ressentir des choses très puissantes, bouleversantes, troublantes, à un rythme soutenu. « Et tant pis si je meurs demain, si le rouleau m’entraîne », au moins j’aurais vécu quelque chose d’intense. La vie n’est pas un long fleuve tranquille, et heureusement. Les rouleaux d’un océan agité sont beaucoup plus excitants. Si vous vous trouvez au creux de la vague, c’est sûr, c’est très bas. Mais cette sensation de bassesse n’est due qu’au fait que vous étiez trop haut avant. Et c’est donc formidable.
S’enivrer. J’adore ce verbe. Comme certains mots anglais, sa sonorité rappelle son sens. Un mélange d’abandon et de beauté, de tourbillon et de jouissance.

vendredi 6 septembre 2013

Sociologie de l'Ourcq

Ce soir, j'ai retrouvé un ami que nous nommerons ici Génial-En Vol (indice : il fait des photos). Il est 18h30 sur le convivial toit du 25° Est, à l'aube du canal de l'Ourcq. Le soleil est encore de plomb et mon corps, frustré tout le long de la journée par un ventilateur dans un bureau, est heureux.
Un jazzman qui reprend notamment Get Lucky assez brillamment nous ravit, et quelques noix de cajous et bières en heures heureuses plus tard, nous décidons de remonter le canal.
Lui, une bouteille de cidre, moi, un vélo, nous ressemblons à de parfaits bobos (une définition se trouve ici). Et nous ne serons pas dépaysés. En effet, ce côté du canal (le droit quand on tourne le dos à la Rotonde) qui m'est peu connu -même si j'ai passé 4 ans à nourrir une vache à fric juste en face- regorge de joueurs de pétanque en espadrilles de marque et de nappes de pique-nique à fleurs.

lundi 27 mai 2013

Psyk au Rex : La Critique de Caro

J'aime la musique, mais je n'arrive pas à en parler (sûrement pour cause de meilleure jouissance), c'est pourquoi je donne la parole à Caro qui a la critique acerbe, mais toujours justifiée. Retour sur la performance de Psyk au Rex vendredi dernier, accompagné d'une belle analyse de l'artiste.



Je m’attaque ici à une tâche pour le moins ardue puisque il s’agit de parler de mon DJ préféré : Psyk aka Maan. Je pense que, plus une œuvre d’art nous touche, plus il est difficile d’en parler car notre raison ne fonctionne plus, seuls nos sentiments parlent. Je vais tout de même tenter de décrire le travail de cet artiste.
Je pense que la première chose qui frappe lorsqu’on écoute un set de Psyk, c’est la puissance qui s’en dégage. Comme si les basses allaient puiser leur force au plus profond des entrailles de la Terre. Pourtant, elles ne vous accablent pas, au contraire, elles vous enveloppent et vous transportent.

vendredi 17 mai 2013

We Love Dynamo : la Critique de Caro


J'aime la musique, mais je n'arrive pas à en parler (sûrement pour cause de meilleure jouissance), c'est pourquoi je donne la parole à Caro qui a la critique acerbe, mais toujours justifiée. Retour sur la We Love d'hier soir...à partir de minuit.



Cette semaine, un vent d’électro souffle sur la capitale. Entre la We love Dynamo et le Weather festival pour les plus téméraires, l’extase musicale peut durer jusqu’à 5 jours. Les festivités ont donc commencé hier sous la nef du Grand Palais. Je suis arrivée là bas vers minuit et j’ai pu voir se succéder, sous l’œuvre de Xavier Veilhan, James Holden, Matador et Ben Klock. 
Je ne m’attarderai pas sur la prestation du premier qui a été plus que décevante. Les sons choisis ne s’accordaient pas avec le lieu. Ce set n’était pas « propre », on se retrouvait plongé dans le flou et on ne comprenait pas où le DJ voulait nous amener. Sur la fin, on a même cru qu’il voulait voir le public s’endormir… Ajoutez à ça quelques transitions pas très bien calées et vous comprendrez mon désappointement. 

jeudi 2 mai 2013

Le Panorama Bar


Aujourd'hui j'ai pas d'inspiration pour un titre...
J’écoute le mix de Steffi pour le Panorama Bar de Berlin (Vol.II) (extrait en haut) et j’en ressens exactement les sensations. Ce qui est merveilleux car je pensai ne pas pouvoir retrouver ces sensations ailleurs que dans cet endroit justement. Tel une bulle, ce Panorama échappe à la réalité, s’envole aussitôt qu’on l’a quitté, reste latent dans un recoin de notre tête, un souvenir cotonneux, moite mais léger.

vendredi 4 janvier 2013

Mike Huckaby, un papa from Detroit

Quoi de mieux qu'un podcast pour commencer l'année?



Ça fait partie de mes (peu nombreuses) résolutions : parler plus musique.
Les articles parlant de musique nécessitent un réel vocabulaire technique si j'en crois mes expériences de lectures. Ça me fait rire parfois, de voir ces mots censés désigner un genre musical très pointu. Je trouve cela plutôt subjectif en fait. Mais peu importe, c'est le ressenti qui compte et aucun mot ne me semble légitime pour souligner des notes de musique si variées et généreuses.
Alors plutôt que de m'essayer à ce périlleux exercice, je vais décrire ce que je ressens et imagine pour ce podcast de Mike Huckaby pour Phonographe Corp :