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mardi 3 décembre 2013

Depardon : plus paysan que Grand Palais

Je découvre Raymond Depardon sur le tard. La célèbre série « Manhattan Out » avait déjà été enregistrée quelque part dans mon cerveau mais je n’étais jamais allée plus loin. Dans les années 80, le photographe français avait réalisé une série de clichés en noir et blanc, pris sans cadrage, presque au hasard, au détour des rues de Manhattan. Ça donne un ensemble d’instantanées prises à la volée, comme arrachées à un quotidien banal mais sublimées par une quasi-science du moment qu’il maîtrise –ou possède naturellement. Les visages, les postures en mouvement, le courant d’air dans une chevelure, le regard pensif, le bras qui se transforme en ligne de composition… D’infimes détails qui rendent ces photographies « que tout le monde auraient pu prendre » incroyablement riches en émotion.

lundi 4 novembre 2013

La Fête avec un F majuscule

La Toussaint donc. Tous les ans, je fais la même blague autour de la fête des saints. En 2010, j’ai du appeler un album photo comme ça, en 2011, ce fût mon statut gueule de bois, en 2012, je devais le hurler partout dans la soirée à coups de grands clins d’œil, en 2013, j’ai décidé d’arrêter, même si l’envie de nommer mon article ainsi était forte. Cette redondance de mauvais humour signifie bien une chose : à la Toussaint, c’est toujours la teuf.
Et quelle teuf cette année ! Plus qu’une teuf, une FÊTE ! Avec que des majuscules oui !

Cette appellation de FÊTE, tristement oubliée et souvent bafouée, je l’attribue à la journée/soirée OTTO10, qui a eu lieu vendredi dernier à Bobigny. Poétique, amusant et décalé, leur positionnement éditorial annonce déjà la couleur, leur punchline : « la nuit, ça commence à midi », suivi de l’after au Glazart : « l’after, ça commence à minuit ».

mardi 22 octobre 2013

Tulipes et techno – Vol. 2

Début des aventures ici.


Après avoir frôlé l’orgasme en entendant Crispy Bacon pour la première fois de ma vie en club au Trouw, j’étais perplexe quant à l’additionnel plaisir qui m’attendait aux deux soirées d’après. 

"I'm proud of it"


J’avais donc déjà appris comment danser le hollandais. Ça ressemble un peu à l’allemand mais avec du look en plus. C’est à dire que le protagoniste danseur effectue des mouvements méthodiques, usant de tous ses bras et de toutes ses jambes, de façon très ordonnée, sur place, rappelant une sorte de Culbuto, mais en carré (Culbuto c’est dans Oui-Oui). Voilà pour la base.

lundi 21 octobre 2013

Tulipes et techno – Vol. 1


Il est 23h, nous venons d’essuyer 500 km et 7h de route droite mais bouchonnée et nous avons déjà loupé 1 heure de la soirée Innervisions au Trouw à Amsterdam. Voilà, le contexte est posé, les RTT l’étaient aussi pour l’occasion. Du 16 au 21 octobre, le Amsterdam Dance Event prenait place partout où il pouvait dans la capitale de la tulipe.
Plus qu’un simple festival ou événement festif banal, il s’agissait là d’une conférence mondiale, agrémentée de soirées folles bien entendu, mais aussi (surtout ?) de modules destinés aux professionnels du secteur. Bref.

Le jeudi, notre dévolu s’était tout naturellement jeté sur l’un des clubs les plus célèbres du coin : le Trouw, qui recevait Âme, Dixon, Konstantin Sibold, Ten Walls et leurs copains.

À peine arrivés dans notre appartement-vue-sur-lac-mais-en-banlieue-mais-cool, nous filons à l’est de la ville pour pénétrer le temple hollandais de la musique électronique.

Dans la queue, locaux uniquement, ça fait du bien, longue mais fluide, ça avance. Le bâtiment ne donne certainement pas envie, vu de l’extérieur. On dirait un centre commercial des années 80, avec des néons oranges immondes représentant des demi-flèches pointant l’entrée du club. Finalement, il s’avère que c’est comme un fruit de la passion. Donc moche de dehors et délicieux à l’intérieur.

dimanche 30 décembre 2012

La sortie culturelle de fin d'année. Vol. 2

Que trouve-t-on au Palais de Tokyo?

Belle vue, belle Tour Eiffel, beaux bâtiments, beaux touristes, oui mais à l'intérieur?
Je n'y étais jamais allée et ne m'étais pas renseignée sur l'expo en cours. Une pulsion comme ça. Une envie soudaine de culture pour digérer tout ce foie gras.

vendredi 28 décembre 2012

La sortie culturelle de fin d'année. Vol. 1


Le musée des cœurs brisés ou le culte de l'objet .

Rendez-vous au 104, rue d'Aubervilliers, haut lieu culturel de l'est parisien.

Voilà là une étrange initiative itinérante. Des individus des 4 coins du monde ont livré un objet symbolisant leur rupture. Du plus romantique au plus loufoque, l'histoire est fournie avec.


mardi 16 octobre 2012

La rue Dénoyez + les danseuses casher + le coucher de soleil


Paris m’a surpris, ça faisait longtemps.


Une ballade forcée dans Belleville (j’avais rien à faire) a suffi à me donner envie d’écrire.
Dimanche, 18h, il a arrêté de pleuvoir, enfin. Je tombe par hasard sur cette rue Dénoyez. 
Très connue qu’on me dit, sauf que moi je connais pas ! Et je tombe des nues. 



La lumière aidant, des milliers de peintures se révèlent à moi, magnifiques. Et pas que ! Des poteaux ornés de jarres fleuries, décorées de collages et couleurs flamboyantes. La 1ère nous explique : «ces poteaux ont été décorés par les habitants du quartier, souhaitant embellir la rue». Génial, ça annonce la couleur justement.