J’aimerais
m’interroger sur la notion de force psychologique. Même si tout ça est très
subjectif, on entend communément par « fort » un adjectif qualifiant
quelqu’un de solide, capable de faire la part des choses et d’aller de l’avant
sans se laisser abattre. « Tu es forte, tu arriveras à le surmonter »
ou « il est fort, il a encaissé » sont par exemple des phrases que
l’on peut entendre. Mais si être fort maintenant c’était remettre sa peine à
plus tard ? Et si être fort tout le temps c’était se traîner des
casseroles de déni qui empêchent d’avancer sereinement ?
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mardi 23 septembre 2014
vendredi 28 mars 2014
Décodeur à hommes : guide d'intérprétation
Je vous parlais il y a quelques temps de décoder les filles. Mais après tout, pourquoi ne pas se pencher sur le sujet masculin, autrefois si simple et donc utilisable sans décodeur mais aujourd'hui de plus en plus complexe. C'est un peu comme les enfants depuis Dolto, on découvre enfin qu'ils ont des malaises enfouis, des raisons d'être malheureux et des quêtes d'existence. Afin de démêler tout ça, voici une proposition de décodeur.
Niveau 1 : il a besoin qu'on s'occupe de lui.
Difficulté d'interprétation : faible.
Comme toute femme fragile, l'homme a parfois besoin d'être pris en main, rassuré et rasséréné. Étant donné que l'instinct féminin qui y répond ne dure pas éternellement, le mâle finira par émettre des signaux afin de vous rappeler à l'ordre.
Difficulté d'interprétation : faible.
Comme toute femme fragile, l'homme a parfois besoin d'être pris en main, rassuré et rasséréné. Étant donné que l'instinct féminin qui y répond ne dure pas éternellement, le mâle finira par émettre des signaux afin de vous rappeler à l'ordre.
lundi 10 février 2014
Une vie saine : est-ce vraiment bon pour la santé ?
Mon application StopTabac continue à m'envoyer des messages. Après avoir appuyé sur le bouton "J'ai craqué" pour la troisième fois, elle a commencé doucement par m'encourager à rester un héros. Puis au bout de six jours et une dizaine de notifications, elle a fini par me demander si j'allais bien tout simplement. J'ai parfois eu l'impression que c'était une amie, toujours juste, sincère et maligne, régulière, sympathique et diplomate. Mais maintenant je ne la regarde qu'indifféremment, ma culpabilité a été bloquée quelque part quand mon bien-être est revenu.
Si vous êtes tabacologue, chiant, donneur de leçons ou réac (voire tout en même temps), ne lisez pas ceci.
J'ai eu lacourageuse idée prétention de croire que j'étais capable d'arrêter de fumer des cigarettes, des joints et de boire du café. À peu près en même temps. Récapitulatif des étapes (sur un mois) de cette fausse délivrance :
Phase 1 : le début.
Si vous êtes tabacologue, chiant, donneur de leçons ou réac (voire tout en même temps), ne lisez pas ceci.
J'ai eu la
Phase 1 : le début.
lundi 13 janvier 2014
La cigarette après l’amour
Pourquoi ?
De toutes celles que j’ai arrêté de fumer, c’est bien celle
qui me manque le plus. Les cigarettes associées à des gestes ou à des moments
sont difficiles à supprimer mais on peut changer d’habitudes pour ne plus êtres
tenté. J’ai, par exemple, arrêté de boire du café, qui n’a pas la même saveur
sans tabac. Mais faire l’amour, personne n’a envie d’arrêter ! « Non
je ne baise plus parce que je ne fume plus ». Pas très convaincant.
L’autre soir, vapotant frénétiquement sur mon tube électronique,
nue sur les draps moites, je réfléchissais à ce moment perdu ; cette
cigarette, cette fumée pleine de goût qui emplit des poumons heureux. En fait,
c’est un peu le moment où l’on se retrouve avec soi-même, après tant d’effusion
avec la chair de l’autre, tant de fluides échangés et de respirations
mélangées. Ce geste individuel permet de créer une barrière contre l’autre
–surtout s’il ne fume pas. La fumée, le risque de brûlure, empêchent le câlin
et vous isolent pour 6 délicieuses minutes.
jeudi 9 janvier 2014
Peut-on rire de tout ?
Desproges répondait à cela « oui mais pas avec
n’importe qui ». Voici un donc un petit guide pour savoir comment vous
comporter selon les personnes avec lesquelles vous vous trouvez. Comment
rire ? Comment donner son avis (s’il est possible d’en donner un) ? Quels sont les risques ? Êtes-vous en danger ?
En famille
Risque d’exclusion sociale : faible
La famille, c’est une micro-société, certes. Mais ses
membres sont normalement plus indulgents, moins radicaux et moins rancuniers
qu’à la normale. Un petit coup dans le nez et hop ! ça glisse sur les
sujets sensibles, Mamie est accusée de racisme, le verre de rouge se renverse
et tout le monde hurle. Forcément, c’est de votre faute.
Marge de manœuvre : grande. C’est normal, vous vous
faites chier à ce dîner, autant l’animer.
Possibilité qu’on vous pardonne : obligatoire. La
famille !
Conséquences : aucune. Sauf la tâche de vin sur la
nappe.
jeudi 26 décembre 2013
5 soirées à éviter pour le 31
Le 31, tout le monde le dit, le re dit et donc le sait, ce
n’est jamais la meilleure soirée de l’année. Mais quand même, mieux vaut faire en sorte que ce ne soit la pire ! Voici quelques écueils à éviter :
1.
La soirée en boîte de nuit
Vouloir vivre le « passage 2014 » en club est une
très mauvaise idée. Premièrement parce que rien ne vous dit que vous ne serez
pas dans la queue interminable lorsque le glas sonnera et deuxièmement, parce
que vous serez entouré de gens venus « sur » Paris pour l’occasion,
qui vous saouleront, vous écraseront et vous dégoûteront. Mieux vaut réserver
le club pour l’after, quand ce sera votre tour d’être saoulant !
jeudi 19 décembre 2013
Le pouvoir de la parole
Dit comme ça, vous trouvez peut-être cela évident : la
parole a un pouvoir. Oui mais le mesurez-vous réellement ce pouvoir ? Il
s’exerce dans de nombreuses situations, dans le bon comme dans le mauvais sens.
Il s’exerce entre humains, vers des animaux et même vers toute matière
organique (des légumes par exemple) (oui, oui).
La première fois que j’ai pris conscience de la force de ce
pouvoir, c’est en lisant un livre pseudo-chamane qui s’appelle « Les 4
accords Toltèques », il est assez connu –dans le milieu des allumés
j’entends. Le livre présentait les 4 concepts à mettre en application pour être
en paix avec soi-même et les autres. Mais surtout soi-même, enfin tout est lié.
Sans rentrer dans les détails, il s’agissait de :
lundi 16 décembre 2013
Décodeur à filles : guide d’interprétation
Dans de nombreuses situations, la femelle exprime quelque
chose en disant autre chose. Cela paraît simple dans son petit cerveau mais le
gros cerveau du mâle reçoit l’information première généralement sans l’analyser.
Et qui sommes-nous pour le blâmer ! Après tout, pourquoi ne pas être
claire et dire les choses sans détour ? Enfin si c’était aussi simple, ce
serait moins amusant, ce blog n’existerait pas, les disputes n’auraient jamais
lieu et le bon sexe d’après dispute non plus. Alors ces incompréhensions ont
quelques bons côtés. Je tiens à préciser que le mâle peut également se plaire à
jouer au jeu des devinettes, mais c’est plus rare.
Voici une esquisse des règles de ce jeu des devinettes, à
destination des hommes.
Niveau 1 : la réponse à la question quotidienne
« Ça va ? ».
Difficulté d’interprétation : faible.
Edwige (oui, pourquoi pas Edwige) répondra souvent de
manière positive, même si ça ne va pas totalement, elle attend de vous un
« T’es sûre ? Ça n’a pas l’air d’aller » et là, peut-être
qu’elle commencera à se plaindre.
jeudi 12 décembre 2013
Qui doit-on être ? Vol. 2
Je me suis déjà demandé s'il était préférable de suivre sa voie "normale" ou bien d'empoigner ses couilles et de tout plaquer... Dialogue de sourds avec moi-même ici. Aujourd'hui je m'interroge sur la notion de bonheur, intimement liée avec la question précédente. Bien sûr, je prends comme exemple direct mon entourage et moi-même, mais j'essaye d'étendre la réflexion jusqu'à vous mes petits lecteurs et j'arrive donc à la formulation "suis-je heureux ?" plus simple et efficace que "sommes-nous heureux ?", bref vous avez compris.
Question existentielle numéro 2 : suis-je heureux ?
Encore une fois, tout le monde ne se pose pas cette question. Et le fait de ne pas se la poser rend sûrement plus heureux. Mais la question sous-jacente est : "avons-nous envie d'être heureux ?", car nous sommes tous plus ou moins masochistes. Peut-être que le fait de se la poser traduit une quête de malheur. L'envie de soulever des problèmes qui n'apparaissent pas comme évidents est bien le signe d'une non satisfaction de notre normalité.
Question existentielle numéro 2 : suis-je heureux ?
Encore une fois, tout le monde ne se pose pas cette question. Et le fait de ne pas se la poser rend sûrement plus heureux. Mais la question sous-jacente est : "avons-nous envie d'être heureux ?", car nous sommes tous plus ou moins masochistes. Peut-être que le fait de se la poser traduit une quête de malheur. L'envie de soulever des problèmes qui n'apparaissent pas comme évidents est bien le signe d'une non satisfaction de notre normalité.
mardi 10 décembre 2013
Qui doigtons être ? Vol. 1
Et pas qui devons-nous doigter.
Promis c’est la dernière fois que je fais ce jeu de mots
douteux.
Souvent dans la vie, on se pose des questions. Enfin, il
vaut mieux. Pas forcément pour être heureux car si on préfère être heureux,
mieux vaut avancer sans trop se poser de questions, être un chien quoi. Donc ceux qui optent pour le triturage d’esprit se posent souvent des questions du
type :
Ai-je choisi la bonne voie ou devrais-je changer et
recommencer mes études ?
Cette ville est-elle faite pour moi ou ne serais-je pas
mieux ailleurs ?
Suis-je vraiment heureux ?
Quel sens a ma vie ?
Qui suis-je ?
Qui suis-je par rapport à l’infini ?
Qu’est ce que l’infini ?
Mais qu’est ce qu’une question ?
Cela peut partir très loin vous voyez bien…
mardi 26 novembre 2013
10 bonnes raisons d'être amoureux
L'amour... Vaste et complexe sujet. Je n'en parle pas si souvent que ça car comment le décortiquer sans livrer une part intime de soi-même ? Se livrer, vous me direz, je le fais bien assez sur d'autres thèmes. Mais il est bien plus facile d'expliquer où est son clitoris que de dépeindre un noble sentiment. Sans vouloir rentrer dans la niaiserie et le romantisme exacerbés qui me collent pourtant à la peau depuis quelques temps, voici une liste non-exhaustive des joies inhérentes au sentiment amoureux.
1. Les journées passent plus vite.
Oui, que votre boulot vous fasse chier, vous overbooke ou les deux en même temps (désolée), le temps devient un facteur indéfini pour celui qui aime. Les mesures différent et les tâches compliquées sont exécutées presque machinalement, voire avec joie, mais faut pas trop pousser non plus. En d'autres termes, ça pourrait s'appeler "prendre du recul" ou "être au-dessus de tout ça". Forcément, vous êtes si léger !
1. Les journées passent plus vite.
Oui, que votre boulot vous fasse chier, vous overbooke ou les deux en même temps (désolée), le temps devient un facteur indéfini pour celui qui aime. Les mesures différent et les tâches compliquées sont exécutées presque machinalement, voire avec joie, mais faut pas trop pousser non plus. En d'autres termes, ça pourrait s'appeler "prendre du recul" ou "être au-dessus de tout ça". Forcément, vous êtes si léger !
vendredi 8 novembre 2013
Faut-il être heureux ou malheureux pour créer ?
Un jour, le futur Maire de la Nuit nous a posé une question
judicieuse : « pour écrire, faut-il aimer ou haïr ? »
Comprenez « pour être inspiré », car cela fonctionne avec toute autre
forme de création. Je me suis plu à y réfléchir et suis tombée d’accord sur la
haine. C’est un peu brutal comme mot alors j’aimerais tempérer et élargir cette
problématique en disant : « pour créer, faut-il être heureux ou
malheureux ? ». Je choisis donc le malheur.
Je pense qu’il y a une nuance à souligner : lorsque nous
sommes heureux, l’envie de création est forte et l’inspiration suit, en
général. Mais lorsque l’on est malheureux, c’est plutôt dans l’autre sens,
c’est à dire que l’on a bien souvent envie de ne rien faire et pourtant, notre
génie et poésie sont fréquemment à leur paroxysme.
mercredi 6 novembre 2013
Infidélité et aveu : l'enquête
Bien, mes amis, les chiffres sont inquiétants. Je lâche la
première bombe, comme ça là tout de suite pour vous mettre dans le bain :
58,9 % des cocus ne sont pas au courant qu'ils le sont.
Voilà, ça, c’est fait. Rentrons maintenant un peu plus dans
le détail. La motivation de cette enquête était de savoir si les femmes étaient
vraiment des menteuses, si les hommes étaient vraiment des mauvais menteurs,
quel genre était le plus fidèle et qui a le plus de couilles pour avouer ses
infidélités, en gros.
Petite méthodologie :
J’ai réalisé un sondage sur la plateforme Survey
Monkey, que je déconseille fortement. Je l’ai ensuite diffusé sur
Facebook, publiquement, notamment sur le groupe Cinq You, très actif sur ce type
de requêtes. Les questions étaient les suivantes :
-
Avez-vous déjà été infidèle ?
-
Si oui, l’avez-vous avoué ? Oui/Non, mais
j’ai admis quand il ou elle l’a découvert/Non, il ou elle l’a découvert mais
j’ai nié/Non, il ou elle ne l’a jamais su/Ça dépend, c’est arrivé plusieurs
fois.
-
Si c’est arrivé plusieurs fois, veuillez faire
une moyenne des différentes situations. Mêmes réponses que pour la question
précédente.
-
Les classiques ASV + en option, l’orientation
sexuelle.
mercredi 16 octobre 2013
La jalousie du chat
Un chat, ça a des sentiments. Il ne faut en aucun cas le
négliger. Jamais ! Car le chat est susceptible et rancunier. Si vous le
délaissez, il peut vous le faire payer pendant longtemps. Et cher. L’ignorance
dont il est capable est glaciale, pesante et humiliante. Il peut parfois faire
de la provocation. Câliner une autre personne devant vous alors qu’il ne touche
habituellement personne d’autre que vous et que ça fait une semaine qu’il ne
vous a pas « parlé », il se met sur ses genoux, ronronne, se laisse
caresser le haut du crâne en se dodelinant, en plissant les yeux et en VOUS
regardant. Vicieux !
lundi 7 octobre 2013
Les guerriers du sang… et les autres !
Alors que j’écoutais un set de Felix Kröcher (si vous êtes
un guerrier du sang, vous pouvez aller voir ici), j’étais en train de me dire
que mon dernier râteau m’avait frustrée. Bon, ce n’était pas un vrai râteau, mais
quand même. C’était un râteau de règles, period bash, blood break down, red
river stop, vous voyez quoi. L’homme en question, si tant est qu’il en soit
vraiment un, ne pratiquait tout simplement aucun rapprochement durant la
période de menstruations. Je trouvai ça d’abord ludique. Mais je changeai vite
d’avis. Car ok, l’excitation cérébrale i tutti quanti, mais arrive un moment où
les pulsions de viol prennent forme. Et puis, c’est un peu vexant finalement.
Pourquoi du sang serait-il plus sale que du sperme ou de la sueur ? Le
sexe, c’est sale un point c’est tout. Les draps ? Ça se lave ! La
peau aussi. Et puis, je ne demande pas de bucco-vaginal, juste un peu de
courage bon sang !
En plus, notez ça messieurs : notre libido est au max à ce
moment-là. Celles qui disent le contraire sont des menteuses et profitent juste
de ces 5 jours de calme comme les 5 jours où elles ne doivent pas inventer
d’excuses.
Je ne saurai expliquer pourquoi mais c’est comme si ce (plus
ou moins) petit flux nous désinhibait, nous donnait des points de karma et nous
bourrait un peu la gueule. En résumé, nous sommes plus sauvages pour les moins
farouches.
lundi 30 septembre 2013
Les niveaux de l'amour
L’amour, c’est comme la dépression, on n’est jamais vraiment
sûr du concept. On emploie le mot à tout va mais quand même, les nuances
existent. J’aime mon chat, j’aime le Nutella, j’aime Bertrand, j’aime ta robe…
Vous voyez quoi. Focus sur Bertrand : on peut l’aimer un peu, beaucoup,
passionnément, à la folie et pour le savoir, pas besoin de pissenlit, suivez le
guide !
Niveau 1
Ce que vous lui dites : « Je t’aime »
Ce que vous pensez : « Je te le dit parce que tu
me l’as dit et que je veux pas te faire de peine »
Au moins, vous ne voulez pas lui faire de peine, c’est un
bon début.
mercredi 18 septembre 2013
Manuel de fellation pour réfractaires
Entre le bijoutier de Nice, Frigide qui cherche des amis,
GTA et Sophia Aram, une singulière information a émergé de la toile ces
derniers jours : les cours de fellation en Russie.
Tout à fait.
Si vous êtes passés à côté : moyennant 85 euros, un
petit groupe de femmes s’est vu apprendre à mettre correctement en bouche le
sexe masculin. À l’aide de pénis en plastiques munis d’une ventouse, elles ont
pu expérimenter la chose debout, assise ou allongée (les techniques
diffèrent !) mais aussi apprendre à toucher leur propre jardin secret
grâce à un vagin en plastique également. Une très élégante dame en bleu (voir
photo) nous montre qu’il faut apparemment frotter le barreau, voire le
frictionner. Des experts se penchent encore sur le sujet pour confirmer la
véracité de la leçon.
![]() |
| via |
Bref, forcément, ça m’a donné des idées. Voici en
exclusivité le petit manuel à l’usage des suceuses débutantes et/ou
réfractaires. Je précise bien qu’il ne s’agit pas là de guide ultime de
connaissances puisque, n’ayant pas la prétention de pratiquer parfaitement la
chose, je crois, de plus, que la technique universelle n’existe pas. Je vous
prie également de ne pas (trop) prendre cet article au sérieux et de vous
pluger sur le 2nd degré (on parlera d’ailleurs de plug un autre
jour).
mardi 17 septembre 2013
Torrent
J’écoute La Femme, c’est quand même vachement bien. Enfin je
n’aime pas tout mais Sur La Planche 2013 c’est ma préférée. Ça donne vraiment
envie d’avoir des sensations.
Je parle souvent de « torrent » avec Cupichon. Ce
morceau comble parfaitement le besoin de torrent. Le torrent, selon nous, peut
être bon ou mauvais et dans tous les cas, il fait ressentir des choses très
puissantes, bouleversantes, troublantes, à un rythme soutenu. « Et tant
pis si je meurs demain, si le rouleau m’entraîne », au moins j’aurais vécu
quelque chose d’intense. La vie n’est pas un long fleuve tranquille, et
heureusement. Les rouleaux d’un océan agité sont beaucoup plus excitants. Si
vous vous trouvez au creux de la vague, c’est sûr, c’est très bas. Mais cette
sensation de bassesse n’est due qu’au fait que vous étiez trop haut avant. Et
c’est donc formidable.
S’enivrer. J’adore ce verbe. Comme certains mots anglais, sa
sonorité rappelle son sens. Un mélange d’abandon et de beauté, de tourbillon et
de jouissance.
vendredi 13 septembre 2013
Agrippine, la com et les gens qui tournent autour du pot
« Moi je ne demande rien. Sauf si on me propose. »
C’est Agrippine qui dit ça, souvenez-vous (ou pas). Hier,
j’ai assisté à un séminaire sur les nouvelles attentes des annonceurs en termes
de communication. L’intervenante a cité l’héroïne de BD pour nous montrer qu’un
client peut accepter des choses qu’il n’a pas demandées. Logique me direz-vous,
mais nous oublions parfois d’y penser. D’autres mots provenant de ce jargon
publicitaire insupportable tels que « proactif », « sens »,
« personnification » ou « lisibilité » sont restés
accrochés à mes neurones sans forcément « faire sens » ou se
compléter. D’ailleurs ce ne sont pas à mes neurones qu’ils sont restés
accrochés mais à ma feuille de papier (sur laquelle sont donc résumées 8 heures (!!!) de conférence en 5 mots ornés de dessins géométriques).
vendredi 6 septembre 2013
Sociologie de l'Ourcq
Ce soir, j'ai retrouvé un ami que nous nommerons ici Génial-En Vol (indice : il fait des photos). Il est 18h30 sur le convivial toit du 25° Est, à l'aube du canal de l'Ourcq. Le soleil est encore de plomb et mon corps, frustré tout le long de la journée par un ventilateur dans un bureau, est heureux.
Un jazzman qui reprend notamment Get Lucky assez brillamment nous ravit, et quelques noix de cajous et bières en heures heureuses plus tard, nous décidons de remonter le canal.
Lui, une bouteille de cidre, moi, un vélo, nous ressemblons à de parfaits bobos (une définition se trouve ici). Et nous ne serons pas dépaysés. En effet, ce côté du canal (le droit quand on tourne le dos à la Rotonde) qui m'est peu connu -même si j'ai passé 4 ans à nourrir une vache à fric juste en face- regorge de joueurs de pétanque en espadrilles de marque et de nappes de pique-nique à fleurs.
Un jazzman qui reprend notamment Get Lucky assez brillamment nous ravit, et quelques noix de cajous et bières en heures heureuses plus tard, nous décidons de remonter le canal.
Lui, une bouteille de cidre, moi, un vélo, nous ressemblons à de parfaits bobos (une définition se trouve ici). Et nous ne serons pas dépaysés. En effet, ce côté du canal (le droit quand on tourne le dos à la Rotonde) qui m'est peu connu -même si j'ai passé 4 ans à nourrir une vache à fric juste en face- regorge de joueurs de pétanque en espadrilles de marque et de nappes de pique-nique à fleurs.
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